Reconnaissance des pâturages communaux et usages à St Martin Vésubie

La Vésubie est, depuis des millénaires, un pays d’élevage. Cette activité a forgé le paysage que nous connaissons et l’entretient encore de nos jours, malgré les difficultés de toutes sortes auxquelles sont confrontés les éleveurs. Les pâturages ont longtemps été au cœur de l’économie de la Vésubie. Ils apparaissent dès le début du XIe s., entre les mains des seigneurs féodaux et de l’Église. Au XIIIe s., le Comte de Provence s’approprie les territoires des marges (Alpes, forêts…). Mais les Communautés villageoises, qui affrontent des seigneurs affaiblis, s’associent au Comte, et en obtiennent des privilèges fiscaux. C’est ainsi que Saint-Martin, comme d’autres Communautés, est doté du plein usage des pâturages d’altitude. Le 1er août 1311, l’Universitas établit un règlement permettant de contrôler l’accès aux alpages en décidant de leur « ouverture » et de leur « fermeture ». Ce sont les mises en défens, destinés à préserver la ressource en herbe, et assurer la location de ces territoires. Pour mieux affirmer sa nouvelle propriété, interdiction était faite aux troupeaux étrangers d’accéder aux alpages. Cette politique permettait de privilégier les éleveurs locaux. Dans les faits, ce sont essentiellement les notables villageois, seuls propriétaires des troupeaux d’ovins et capables de spéculer, qui profitaient pleinement de ces ressources.

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