Epidémie de choléra en Vésubie

Epidémie de choléra en Vésubie

L’hiver 1834 avait mal débuté en Vésubie comme ailleurs en Provence où, début décembre, une épidémie de choléra était active. Janvier 1835 confirmait la présence du mal qui se développait en suivant les axes de communication, au gré des fuyards, des troupes et des commerçants, qui diffusaient l’épidémie. Les ports de Nice et de Villefranche étaient touchés en juillet. Cunéo à la fin de l’été. Dès la nouvelle connue, l’Intendance générale du Comté mettait en place un premier cordon sanitaire le long du Var, au passage des cols et le long de la strada reale. La Vésubie, qui restait encore un axe de communication fréquenté, se révélait d’autant plus exposée. Les communes étaient mises en défens dès le 13 janvier 1835, les édiles étant appelés à interdire l’entrée des villages aux voyageurs. La quarantaine était imposée. Si saint Lazare et autres saints ayant survécu – un temps – à la mort et particulièrement à l’épidémie étaient invoqués et convoqués, l’interdiction militaire semblait bien efficace pour arrêter le mal. La milice villageoise se chargeait d’interdire les passages. Ces mesures s’avérèrent généralement bénéfiques. Mais le choléra devait frapper plus fortement encore vingt ans plus tard… avant que ne soit identifié l’agent infectieux… en 1884.

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